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Le Département

La vie politique en Seine et Marne (source wikipedia)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seine-et-Marne

ongtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine et Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la IIIe République, gagnée aux idées républicaines.

Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements de Provins et de Fontainebleau, comme dans le secteur de Coulommiers - La Ferté Gaucher qui, de longue date, élisent régulièrement des candidats issus des partis de droite.

Dans les années de l'entre deux guerres, le département, par le développement des activités industrielles et de transport, a vu progressivement émerger l'influence des forces de gauche, notamment autour des cités cheminotes de Mitry-Mory et de Vaires-sur-Marne.

Après la Libération, le département a souvent élu des députés de gauche, en accordant d'ailleurs une certaine primauté au PCF, celui ci dépassant encore les 30 % des suffrages exprimés aux élections de janvier 56 et obtenant 2 des cinq élus du département, un troisième siège étant attribué à la SFIO.

A contrario, le mode d'élection spécifique du Sénat, alors appelé Conseil de la République a favorisé, dès 1948, une hégémonie de la droite sur la représentation du département.

L'instauration de la Ve République a modifié la donne en donnant à la droite, et notamment au courant gaulliste la primauté dans la représentation parlementaire du département à l'Assemblée Nationale.

Ainsi, en 1958, première législature du nouveau régime, le parti gaulliste obtient les cinq sièges de député du département.

Cette situation perdure jusqu'en 1973 où la circonscription de Chelles et celle de Melun élisent respectivement un député PCF et un député PS.

Le rapport de forces n'évolue pas ensuite jusqu'en 1981 où, pour la première fois dans l'histoire du département, la gauche obtient 3 des 5 élus (un quatrième élu, invalidé, étant finalement battu dans une élection partielle ensuite).

Puis l'adoption du scrutin proportionnel modifie la répartition des élus, et entraîne notamment l'élection d'un député FN en 1986.

Les 8 autres sièges du département sont alors ainsi répartis : 1 PCF, 3 PS, 3 RPR, 1 UDF.

Depuis, la Droite a retrouvé son leadership aux législatives, position qui ne fut que temporairement remise en question qu'en 1988 et 1997, le PS obtenant à chacune de ces consultations 4 élus sur les 9 du département.

En 1993, 2002 et 2007, la droite a réalisé le grand chelem sur les 9 sièges du département, obtenant même lors du dernier renouvellement dès le premier tour la réélection de Jean-François Copé sur Meaux et celle de Christian Jacob sur Provins.
Pour autant, cela ne peut faire oublier que, comme en bien d'autres endroits en France, les partis de gauche ne sont pas dénués de positions électives.

D'ailleurs, en 2004, pour la seconde fois dans l'histoire du département, le Conseil Général a été gagné par la gauche, plus de vingt ans après le premier succès en la matière.

Cette victoire de la gauche doit beaucoup à l'évolution démographique du département puisque ce sont les arrondissements de Melun et de Torcy qui fournissent l'essentiel des élus de la nouvelle majorité départementale, avec 8 des 10 cantons de chaque arrondissement pour ses diverses composantes.

De même, la mise en œuvre du scrutin proportionnel au Sénat la même année a permis, dans le cadre d'une liste d'union des forces de gauche, de faire élire deux sénateurs PS et un sénateur PCF, situation que n'avait plus connu le département depuis la Libération.

Enfin, si le département a clairement choisi la candidature de Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle (avec plus de 56 % des votes), il a, en 1981 comme en 1988, manifesté sa préférence pour le candidat de la gauche, en l'espèce François Mitterrand.

Sur le plan des personnalités politiques ayant marqué l'histoire du département, et pour s'en tenir à la période la plus récente, notons les anciens ministres des différents gouvernements de la Ve République comme Alain Peyrefitte, longtemps député de Provins ; plus près de nous Jean-François Copé et Christian Jacob ou encore Guy Drut, ancien champion olympique et député-maire de Coulommiers, et enfin dernièrement Yves Jégo, secrétaire d'État à l'Outre-Mer de 2007 à 2009.

À gauche, signalons le rôle joué de longue date dans le département par Gérard Bordu pour le PCF, ou encore Alain Vivien, longtemps député PS de Brie Comte Robert et ancien responsable de la MILS, mission interministérielle de lutte contre les sectes.

 
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