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C'est peu de chose de le dire mais ça remue fort en ce moment dans le Landerneau politique. Hurlerons nous avec les loups ??? Nous tairons nous ? Toujours est-il qu'il y a déjà longtemps que les lecteurs du livre de François Bayrou (Abus de pouvoir) le dénonçait avec lui : La confiscation du pouvoir par et pour les amis atteint une limite... Et ils auront beau hurler au populisme, exiger de l'étique, de la morale et de l'exemplarité n'est pas être populiste, avancer de faits à l'encontre d'un élu et lui demander des comptes pour la gestion des deniers et du pouvoir public est une contrepartie naturelle des voix accordées.
Aujourd'hui on hurle "au voleur", on répond "au fou", on crie "au pourri" on rétorque "au menteur". La théorie du complot est opposée aux faits avancés. Que ne sont ils plutôt discutés, opposés, dénoncés, contestés, invalidés ? Ou sont la raison et la justice ?
Ce qui doit nous alarmer n'est finalement pas tant qu'ils soient ou non des voleurs ou de vils profiteurs ne méritant que le mépris ou les crachats dont on les abreuvent aujourd'hui. Ce qui inquiète c'est que, à nouveau, les "tous pourris" fleuriront et que à nouveau les citoyens se détourneront des processus électoraux. Ou est la République exemplaire que l'on nous vendait comme on vend un mixer.
La prochaine réforme du mode de désignation des futurs conseillers territoriaux continuera d'alimenter ce sentiment des "petits arrangements entre amis".
Qu'importe, ce que l'on nous a accordé c'est une commission parlementaire sur le fiasco des Bleus...Pour le reste on repassera.
Comme le disait F. Bayrou il y a déjà quelques mois à propos de la re-capitalisation du quotidien le Monde : il faut mener "la bagarre contre ça pour défendre des valeurs républicaines élémentaires". C'est là déjà qu'il faut aller hurler avec les loups, c'est là déjà qu'il faut oeuvrer, expliquer, discuter.